Le Bruant

Le Bruan à poitrine dorée par M' Dani MASONE (éleveur capacitaire)

Voici mon expérience d’élevage avec l’une des espèces de bruants exotiques,
le bruant à poitrine dorée. Cet exposé n’a pas la prétention d’être une référence,
chaque élevage étant différent par sa situation géographique,  sa superficie,
son éleveur et bien d’autres paramètres.  Il est une expérience propre,
avec ses qualités et ses faiblesses. Vous y trouverez certains trucs et astuces,
applicables  à d’autres espèces, mais également des interrogations et des erreurs.
Se lancer dans l’élevage d’une espèce peu courante, ou difficile,
demande du temps à leur consacrer, et accepter de se remettre en question, pour progresser. 

Présentation :

Le bruant à poitrine dorée (emberiza flaviventris) est originaire d’Afrique du Sud.
Ses couleurs sont assez variées, avec du brun allant du roux au brun le plus foncé,
du noir, du blanc, et surtout une poitrine superbe pour le mâle, d’un roux chaud,
mise en valeur par un jaune vif à la gorge et au ventre. La taille, la forme du bec,
et la morphologie sont caractéristiques du genre des bruants.

Ils ont eux aussi la rectrice externe de couleur blanche, comme nombre de leurs cousins.
Le mâle est légèrement plus grand et plus fort que la femelle.
Le dimorphisme sexuel est visible facilement.  La femelle a un plumage plus terne,
le  jaune moins vif et moins étendu, la raie centrale sur la tête est d’un blanc salle,
celle du mâle étant d’un blanc pur.
Il possède en plus une moustache de chaque côté de la mandibule inférieure.
Il est à noter qu’un seul mâle la possède, celui ayant reproduit. Privilège de l’âge,
attribut  plus développé chez certains mâles que d’autres,
ou signe d’un désir de reproduction plus pressant ? 
Le chant n’est pas son atout majeur, une peu moins puissant qu’un canari, mais agréable.
Quelques notes assez aigues, des strophes courtes,
ressemblant par certaines intonations à celles des mésanges,
ou des fauvettes. Le cri d’appel est une sorte de complainte, produit par les deux sexes,
qui ressemble à celle émise par les bouvreuils. Il est a noté qu’il chante,
en période de reproduction, même la nuit. Toutefois rien de désagréable,
nettement moins fort que la journée. A l’automne le chant disparaît. 
Ils sont d’un comportement agréable, pas effrayés par l’homme,
et se laissent admirer sans problème. Lorsqu’ils sont inquiets les plumes de la calotte se hérissent.
Le bain est apprécié, mais ils n’en sortent pas trempés, comme le font par exemple les canaris.
Il s’agit de pouvoir fuir en cas de danger, l’instinct sauvage est bien présent.
Etant un exotique, pas de certificat de capacité pour sa détention. Voilà pour la présentation de l’oiseau.

ACCLIMATATION :

En novembre 2005, avec quelques collègues de mon club,
nous étions allés chez un importateur. Je cherchais surtout de la faune européenne,
ou des fringillidés exotiques, et lorsque nous sommes entrés dans la pièce
où se trouvait une partie des oiseaux à la cession, j’ai tout de suite été attiré par ces bruants.
Ils  étaient en pleine forme, avec un plumage complet et bien entretenu, preuve de leur bonne santé.
Je ne mis pas longtemps à me décider, non  pas par le prix modique,
mais surtout parce qu’il y avait 2 couples. Dans le cas d’acquisition d’oiseaux peu communs,
un accident de l’un des deux membres du couple réduit à néant tout espoir d’élevage.
Lorsqu’il y en a 2, la perte d’un oiseau n’est pas une catastrophe. Si l’élevage réussi,
l’oiseau restant servira à former un nouveau couple non consanguin. Si ce sont des oiseaux résistants,
l’élevage peu durer de cette façon sur plusieurs années.
Mais aujourd’hui, avec l’arrêt des importations et les prix devenus,
pour certaines espèces et par certains "vendeurs", exorbitants,
cette méthode est à reconsidérer. On peut supposer que ces oiseaux étaient jeunes,
parce les mâles avaient la tête moins blanche et des couleurs moins prononcées qu’aujourd’hui.
D’autre part, il est vrai que l’espérance de vie d’un animal dans la nature, due  aux prédateurs, 
est bien plus réduite que dans nos élevages. 

Arrivés chez moi, ils passèrent la quarantaine dans une salle d’eau inoccupée de la maison.
Elle était légèrement chauffée, et ne descendait pas en dessous de 18° la nuit.
Etant donné le caractère exotique de cette espèce, il n’était pas question
de les placer par la suite dans ma pièce d’élevage
(une pièce de 20 m2 en dur au fond du jardin sans chauffage)
en ce début janvier sans précautions, même si j’habite une région (les Pyrénées Orientales)
favorisée par le climat. Aussi je modifiais une batterie d’élevage des canaris.
Ce sont des cages de 60x45x45 avec séparation amovible, et grillagées uniquement en façade.
Sur 2 cages un plastique transparent et rigide a été fixé, la troisième,
un carton recouvrait la façade au 3/4 et un petit radiateur (non dirigé vers les oiseaux) a été installé.
Une séparation grillagée empêchait les oiseaux d’y accéder.
Il y a eu, bien sur, auparavant divers essais, tant pour la chaleur (modérée, 17° au départ de jour comme de nuit),
que les courants d’air. Après plusieurs jours de tâtonnement,
ils intégrèrent les locaux. La température a été baissée progressivement,
et début mars le chauffage a été totalement supprimé, après l’avoir été, depuis mi-février, déjà la journée.
L’acclimatation se passa sans problèmes. Depuis, ils passent toute l’année en volière.
Il s’agit de 7 boxes, adossés à la pièce d’élevage, qui communiquent entre eux,
tous couverts avec un sol en gravier de 7 à 10 cm de haut (pour un drainage parfait par fortes pluies),
et qui ne forment qu’un ensemble, et avec l’intérieur (3 boxes qui n’en font qu’un l’hiver).
Ils disposent ainsi d’une surface extérieur  d’environ 15 m2, et de 3.5 m2 intérieur,
et tout cet espace est partagé. Ils s’accordent très bien avec les autres oiseaux.
Il y a des canaris et diverses espèces de fringillidés Européens et exotiques.
Ils restent malgré tout le plus souvent ensembles, voire par couples.
La nourriture est distribuée en plusieurs points à l’extérieur et à l’intérieur, de même que l’eau.
Petite parenthèse : cette façon de procéder évite les bagarres au point de nourrissage, lorsqu’il est unique.
Il peut arriver que certains oiseaux, ou groupe d’oiseaux, s’accaparent de la mangeoire,
et, surtout s’il fait froid, refusent l’accès aux autres occupants, instinct de survie oblige.
Les oiseaux les plus timides ou les plus calmes (pas forcément les plus petits)
se trouveraient dans une situation délicate. Il en est de même avec l’eau.

 

NOURRITURE :

Pour ce qui est de la nourriture, chez l’importateur ces oiseaux avaient un mélange pour petits exotiques.
J’avais eu par le passé des bruants des prés (emberiza cioïdes) originaires d’Asie,
et ce mélange leurs convenaient très bien. Toutefois, l’origine géographique étant différente,
je leurs distribuais du mélange canaris, indigènes, exotiques, et de la pâtée insectivore.
Le choix suffisamment large devait me permettre d’être serein sur le sujet.
Et que croyez vous qu’il arriva ? S’en était … trop ! Encore aujourd’hui, ils ne mangent que de l’alpiste.
Même la verdure sous quelque forme que ce soit (mourron, salade, plantin, séneçon …) ne les attire pas.
La nourriture animale (pinkies, vers de farine, teignes de ruche)
les intéresse moyennement hors période de reproduction, et n’est pas indispensable.
L’entretien étant des plus simples, ces oiseaux devraient être assez résistants.
Peut-être trouvaient-ils quelques menus insectes dans la volière, et que cela leurs suffisaient,
toujours est-il que je n’ai eu, à ce jour, aucun problème de santé avec ces oiseaux, même au moment de la mue.

REPRODUCTION :
 
Au mois de mars 2006, toutes les volières extérieures ont été préparées pour recevoir les occupants.
Etant donné leur caractère tranquille, ils partagèrent leur boxe avec un couple de verdiers d’Europe pour l’un,
et de verdier d’Oustalet pour l’autre. Les mâles ne s’entendant pas à cette période,
les couples furent donc placés dans des volières contiguës. Le premier, on va dire « rouge »,
a commencé un nid début août, et puis rien. L’autre, on va dire « bleu », a pondu deux œufs début juillet,
qui se sont avérés clairs, puis, début août, la femelle a eu le mal de ponte.
L’os de sèche est pourtant présent toute l’année. L’œuf (typique de la famille des bruants) fut expulsé,
puis plus rien pour 2006.
Peut-être que le décalage des saisons
(n’oublions pas qu’il sont originaire de l’hémisphère sud, et d’importation)
n’était pas encore assimilé. Ca ira mieux l’année prochaine.
Mars 2007, même préparation, et cohabitation identique.
Le couple rouge n’a même pas fait l’esquisse d’un nid.
Le mâle chantait, mais ne s’intéressait  pas à sa femelle.
Il était trop occupé à vouloir en découdre avec son rival.
Le couple bleu, ou plutôt la femelle, a commencé son nid le 20 avril pour être fini le 27.
Placé un peu haut (1,70m) pour ma part, et malgré diverses possibilités, y compris,
comme pour leurs cousins, près du sol,  il a servi toute la saison.
Fait de fibres de coco et quelques radicelles, il est resté dans un état irréprochable.

La femelle ne quittait le nid que pour ses  besoins naturels, et ceux nécessaires à sa survie.
Le mâle ne s’occupait que du voisin et de chanter, mais l’accompagnait lorsqu’elle sortait du nid,
et la houspillait parfois si elle tardait à y retourner. Elle n’était nullement effrayée par ma présence,
même dans la volière à 50 cm d’elle. Le contrôle du nid ne posait aucun problème,
mais il fallait attendre qu’elle soit dehors, afin d’éviter, dans un départ précipité, l’éjection d’un oeuf.
Un seul œuf fut pondu le 28, pour éclore le 9 mai, soit 11 jours.

C’est à chaque fois la durée de couvaison qui a été constatée.
Les jeunes possèdent une peau couleur chair, avec un duvet gris. L’intérieur du bec est jaune.
 Le lendemain, le jeune était éjecté du nid, même après l’y avoir remis.
Je le mis sous une femelle canari, mais le 16 mai je le trouvais mort.
Il était chétif, et il est évident qu’il y a trop de différences entre ces deux espèces.
Le 15 mai, un nouvel œuf fut pondu, suivi, exceptionnellement,  de deux autres.

Toutes les autres pontes, jusqu'à ce jour, n’ont pas excédé 2 œufs.
Les naissances s’échelonnèrent sur trois jours, du 26 au 28 mai.
La couvaison avait commencé donc au premier œuf.
Le 29, ils furent abandonnés. Le 3 juin un nouvel œuf fut pondu.
Bien rapide. Les vers de farine (trop excitants ?) en étaient peut-être la cause.
Le fait est que les pontes suivantes se soldaient par le même résultat,
jeunes éjectés à la naissance ou le lendemain. Je leurs distribuais la nourriture avant de partir à mon travail,
et ils devaient attendre mon retour, en début d’après-midi, pour en avoir de nouveau.
Temps d’attente trop long ? Je peux vous assurer que c’est rageant
d’en arriver à chaque fois à ce résultat, alors que la couvaison se passe sans problème,
et que tous les œufs sont fécondés. Bilan pour 2007 : 12 naissances, et pas un jeune sevré.
Ca ira mieux l’année prochaine.

Mars 2008. Le couple bleu fut logé avec un couple de verdiers d’Europe
(mâle agate et femelle agate satiné, donc sans rapport de couleur avec les bruants),
le rouge avec un couple de verdier d’Oustalet. Ces derniers nichèrent, mais à l’éclosion,
je trouvais les jeunes à terre. Je suppose aujourd’hui que les bruants furent les responsables.
Pour leur part, et malgré le fait que je les avais éloignés des autres,
il n’y a eu pas le moindre nid de construit. Je n’ai pas beaucoup entendu le mâle chanter.
Il est pourtant en forme, mais ne s’intéresse pas à la femelle.
A moins qu’ils n’aient toujours pas assimilés le décalage des saisons.
Cette femelle est bien plus familière avec moi que l’autre,
au point de venir me prendre les teignes dans les doigts, à travers le grillage tout de même.
Son mâle venait les chercher si j’étais au moins à 80 cm des teignes. 
Le 22 avril, je trouvais la femelle bleue au fond de la volière, pas très en forme,
le ventre arrondi mais mou. Le lendemain tout allais bien, elle avait expulsé un œuf sans coquille.
C’est une espèce sensible sur ce sujet, et si cet élevage devait se faire dans une région plus froide,
il faudrait en retarder le début. Les 28 et 29 avril, pas de soucis.
Les naissances ont eu lieu le 10 mai. Vers de farine, pinkies, et teignes de ruche cette année.
Ayant des problèmes de dos et devant me faire opérer, j’étais à la maison.
Je pouvais donc distribuer plusieurs fois par jour cette nourriture.
Les premiers jours, les vers de farine et les teignes étaient pressés, comme un tube de dentifrice,
pour en sortir le meilleur, et sans doute parce qu’ils étaient trop gros pour ces petites boules de « poils ».
Les pinkies étaient tués en les frappant à terre,  puis donnés tel quel. Le 13 tout va bien.
Le 16 ils sont toujours là, et bien en forme. Je décide de les baguer,
en 2,9, en prenant la précaution d’entourer les bagues de sparadrap (les pattes sont couleur chair)
et de passer mes mains dans les pinkies (dans les graines ça marche aussi) avant cette opération,
 pour masquer mon odeur. J’aurais du les baguer la veille, mais cela s’est fait quand même sans dommage.
Un peu de salive et un peu plus de temps, et le tour est joué. Elles ont été acceptées sans soucis.
L’inspection des jeunes ne révéla rien d’anormal. A 9 jours (photos) nouvelle inspection.
Le ventre est déjà jaune, mais la tête est encore nue.
Le 22 au matin je mettais quelques branches fines au fond de la volière.
Cela permet aux jeunes, à la sortie du nid, surtout si les volières ne sont pas couvertes
et avec un sol recouvert de terre ou d’herbes,  de ne pas être en contact avec un sol humide,
préjudiciable pour les oisillons, et de trouver un abri qui les mette en sécurité.
L’après midi je les trouvais au sol. L’un d’eux avait les yeux collés.
Je les nettoyais à l’eau tiède, et le lendemain tout était normal.
L’autre se tenait sur le flan. La chute du nid (à environ 1,80 m) était peut-être trop importante pour eux.
J’avais disposé des nids, comme l’année précédente,  à différentes hauteurs, et même au plus bas,
mais ils s’installèrent à cet endroit. Le lendemain il était mort. Le 29 mai, le nid était refait.
Un œuf fut pondu près de la porte de la volière le 3 juin, un autre le lendemain dans le nid.
Mais cette fois ci, pas de couvaison. Je récupérais l’œuf.
Le jeune restait toujours au sol, et n’essayait pas de s’envoler lorsque je rentrais dans la volière.
Il allait se cacher sous quelques branches. Quelques jours plus tard, je le voyais tourner la tête
sans cesse lorsqu’il était au repos, et avait quelques problèmes d’équilibr
e. J’avais pourtant limité les vers de farine aux 8 premiers jours, et continué uniquement avec
les pinkies et les teignes de ruche. 8 jours c’était peut être encore trop. Le 8 juin je rentrais à l’hôpital.
Je prévoyais eau et alpiste au sol, et il ne reçu plus de nourriture animale.
Il avait 29 jours, et cela ne devait pas poser de problème.
Les consignes étaient passées au soigneur (mon ami François que je remercie encore)
et ma seule inquiétude venait de ce problème d’équilibre. Son plumage était complet,
non souillé par les fientes, et il n’était pas maigre.  3 jours plus tard, il fut retrouvé mort.
La femelle avait repondu un oeuf durant mon absence,  et la encore pas de couvaison.
Je récupérais l’œuf. Les 17 et 18 juin nouvelle ponte. Je lui ajoutais les oeufs  récupérés.
Quelques jours plus tard, un œuf avait disparu.  Sur les trois, deux étaient clairs,
et du dernier sorti un petit le 29 juin. Je ne distribuais pas de vers de farine cette fois ci,
uniquement des pinkies et des teignes. Entre temps j’avais commandé des buffalos
et des teignes en plus grande quantité, que je reçu le 1er juillet au matin.
Les buffalos furent très appréciés. J’avais peut être la solution. Mais dans l’après midi,
alors que je distribuais la nourriture à toutes les volières, les parents étaient très excités.
Une (petite) couleuvre était en train de gober le petit. Il était déjà mort, étouffé, et à moitié avalé.
Je l’effrayais  et elle reparti à travers le grillage en abandonnant son repas. 
Voilà celle qui avait sans doute empêché la femelle de couver, pris les œufs,
et sûrement avalé quelques jours plus tôt deux jeunes verdiers d’Europe dans une volière voisine.
Et dire que j’avais accusé les parents. L’année dernière déjà, alors que j’étais dans la volière,
elle (ou une de ses cousines) m’avait tué un oiseau adulte, sans se soucier de ma présence,
alors que j’étais à 1 m. Habiter en bordure de forêt implique quelques désagréments.
Il n’y a plus eu de ponte pour cette année, bien que le mâle chante encore en ce début août.
Et le mâle dans tout ça ? Un comportement  très machiste. Il n’a participé en rien à la construction du nid,
et je ne l’ai jamais vu donner la becquée à la femelle, pas plus qu’aux jeunes.
Son rôle se limitait à chanter, accompagner la femelle dans ses déplacements, et monter la garde.
J’ai bien aperçu le jeune lui réclamer à manger, mais rien.
Peut être de la timidité ou trop pris par la protection de sa famille ?
A moins que ce ne soit pas dans les attributions de son espèce,
et que ce soit pour cela que la ponte se limite à deux œufs.

REFLEXIONS :

Certains comportements particuliers prêtent toutefois à réflexions.
Elles ne sont que suppositions de ma part, et ne représentent pas une certitude.
Chez certaines espèces, seul le couple dominant se reproduit,
mais je n’ai pas connaissance de ce phénomène chez les oiseaux.
Le fait que le couple rouge n’ai pas entamé le moindre nid,
est peut être lié à la notion de territoire. Pour certaines espèces non domestiques,
il ne se limite peut être pas à sa volière, mais à un périmètre plus important.
Autre phénomène, une cohabitation difficile cette année.
La femelle verdier d’Europe avait entamé sa première ponte le même jour que sa colocataire.
Je lui retirais les œufs, comme pour les canaris, mais le moment venu pas de couvaison.
Elle entama un nouveau nid. Et la, les choses se compliquèrent.
Il lui était impossible d’aménager une quelconque construction,
la femelle bruant la détruisait sans cesse. Elle l’avait sans doute empêchée de couver la première fois.
Ses jeunes étant nés, et la nourriture, limitée sans doute à ses yeux,
impliquait  qu’il était impossible d’avoir une rivale sur ce territoire, survie oblige.
Je pense que même si la nourriture avait été abondante, son instinct lui aurait dicté la même réaction.
Une cohabitation serait possible, à condition de disposer de beaucoup d’espace,
et de multiplier les points de nourrissage, comme en hiver.
J’ai donc du déplacer les verdiers pour pouvoir les laisser mener à bien leurs nichées.
Il me reste donc encore à  m’adapter un peu plus (et non l’inverse)  à ces oiseaux,
et espérer que j’aurais le plaisir d’avoir quelques jeunes,
avant qu’ils n’aient totalement disparus de nos volières (rappelez-vous que les importations sont terminées),
et qui sait, pouvoir enfin les exposer. Allez, ça ira mieux l’année prochaine.

 

 

 

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